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Promouvoir un exercice libéral et responsable

Pharmaciens, ne vous découragez pas !

Depuis deux ans, vous n’avez jamais baissé les bras face aux vagues virales. Vous avez rassuré, conseillé, éduqué aux gestes barrières, fourni les équipements nécessaires, dépisté en masse. 

Pharmaciennes et pharmaciens, vous pouvez être fiers de vous.

Depuis deux ans, vous n’avez jamais baissé les bras face aux vagues virales. Vous avez rassuré, conseillé, éduqué aux gestes barrières, fourni les équipements nécessaires, dépisté en masse. Vous avez fait preuve d’un engagement exemplaire dans la vaccination, assurant les deux tiers des injections en ville. Vous passez de longues heures chaque jour au comptoir et au téléphone pour répondre aux patients, ajoutant au rôle d’aiguilleur celui de sentinelle de santé auprès de la population.

Si la santé publique n’a pas pris l’eau, c’est, il faut le reconnaître, en grande partie grâce aux libéraux de santé et en particulier aux pharmaciens. Vos équipes sont fatiguées de tester et vacciner du matin au soir, six jours sur sept, voire le dimanche pour certaines, tout en assurant les missions habituelles : conseil, délivrance de traitements aigus et chroniques, entretiens pharmaceutiques... Alors qu’une sixième vague annonce encore des mois difficiles, gardez espoir. Prenez aussi le temps de souffler. Partez en congés avec le sentiment du devoir accompli pour revenir ensuite en première ligne. Car 2022 fera appel à toute notre énergie, notre agilité mais aussi notre vigilance.
 

Une chance unique de reconsidérer l’officine

En effet, il y a matière à s’interroger, au-delà des remous de la crise sanitaire, sur la pérennité de notre modèle officinal. La “normalité” de demain ne sera pas un long fleuve tranquille. D’autres crises surviendront, s’ajoutant aux lames de fond : vieillissement, “épidémies” de maladies chroniques... Il faudra, avec des ressources financières contraintes, assurer le recrutement et la montée en compétences des équipes, la modernisation et la digitalisation de l’outil officinal, l’aménagement des locaux, la dispensation des médicaments et dispositifs médicaux innovants.

La nouvelle Convention pharmaceutique en cours de négociation est une chance unique de reconsidérer, revaloriser et redonner sa juste place à l’officine dans le système de santé. Plus exactement, de redonner leur chance à toutes les officines. De celles des grands centres commerciaux désertées pendant les confinements, à celles situées dans des villages à plus d’une heure de l’hôpital le plus proche, en passant par toutes les autres. La Convention doit les maintenir en vie et aider. Car les pharmacies sont les poumons sanitaires de nos territoires.
 

Un après-Covid à structurer

Il est urgent de clarifier les perspectives de l’officine, en tenant compte des enseignements de la crise. Les pharmaciens ne sont pas les variables d’ajustement de la gestion sanitaire. Le manque de visibilité et de concertation sur les mesures impliquant les pharmaciens, les approvisionnements erratiques, les rémunérations inadaptées ne sont pas acceptables. Nous avons des entreprises à gérer, des équipes à encadrer, des ressources à planifier, nous ne pouvons pas être les supplétifs à qui l’on donne et reprend au gré des vagues. Il faut pérenniser les missions accordées puis retirées telles que le renouvellement des contraceptifs oraux et celui des dispositifs médicaux dans le cadre d’un traitement chronique. Permettre au pharmacien de gérer l’ensemble du carnet vaccinal répondrait également à une logique évidente de santé publique.

Nous devons pouvoir disposer de moyens, notamment humains, à la hauteur. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui nous n’ayons pas le droit de recruter des étudiants en médecine et des infirmiers pour nous seconder dans le dépistage et la vaccination, alors que nous rencontrons des difficultés pour embaucher. Le titulaire ne peut assurer seul toutes les tâches de l’officine ; la délégation et l’entraide sont appelées à se développer.
 

Un appel au développement des soins coordonnés

Libérer du temps aux pharmaciens pour leur activité de clinicien, c’est aussi le moyen d’octroyer plus de temps médical. Les pouvoirs publics doivent faire confiance aux libéraux de santé pour organiser cette mutualisation de moyens et d’expertises centrée sur le patient et facilitée par le digital. La vision datée de corporatismes repliés sur eux-mêmes doit céder la place à une véritable coopération interprofessionnelle, où les compétences de chacun concourent à une prise en charge coordonnée des patients.

Faisons de cette crise un porte-voix pour rappeler la nécessité vitale de nos missions de dispensation, de substitution, de prévention, de dépistage, de vaccination, d’orientation. Faisons de ce moment l’opportunité de retrouver le sens de notre profession, fiers de notre engagement de santé publique, résolus à défendre les conditions d’un exercice officinal de qualité, revalorisé et intégré dans l’écosystème des soins. Le Bureau de l’UNPF se joint à moi pour vous souhaiter chaleureusement une bonne et heureuse année 2022. Prenez soin de vous.

Confraternellement,

Christophe Le Gall
Président de l’UNPF

Vendredi 24 décembre 2021
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