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Promouvoir un exercice libéral et responsable

Pourquoi défendre l’homéopathie ?

Si l’homéopathie perd son statut de médicament, elle échappera au contrôle du pharmacien et pourra être distribuée en « magasins Bio »

Sujet polémique par excellence, l’homéopathie soulève débats et prises de position tranchées, y compris parmi les professionnels de santé. Et pourtant, au-delà de toute considération émotionnelle, l’homéopathie peut devenir un axe stratégique pour l’officine.

Rappelons que 76% des patients français déclarent utiliser l’homéopathie et en être satisfaits. Il est donc important de pouvoir la maintenir au sein de l’arsenal thérapeutique disponible en pharmacie. Or, les conséquences de son déremboursement risquent d’impacter l’exercice professionnel à plus ou moins long terme.

La stratégie de prévention pilotée par le pharmacien implique une offre diversifiée pouvant convenir à tous les patients et favorisant la meilleure observance possible. Et c’est bien ce que propose l’homéopathie en permettant de soigner les patients les plus fragiles (polymédiqués, femmes enceintes) et en s’adaptant aux besoins et contraintes de chaque personne grâce à un traitement personnalisable. Son efficacité, souvent décriée, vient d’ailleurs d’être confirmée par une récente étude publiée dans le journal Oncologist qui a démontré son impact dans l’amélioration de la qualité de vie et de la survie de patients souffrant de cancer des poumons non à petites cellules (en traitement d’appoint des chimiothérapies).

Par ailleurs, le déremboursement risque d’impacter la demande et donc de restreindre, in fine, le champ des possibles thérapeutiques. Si l’homéopathie perd son statut de médicament, elle échappera au contrôle du pharmacien et pourra être distribuée en « magasins Bio ». Or tout produit ayant un effet thérapeutique nécessite une prise en charge par un professionnel de santé formé et non par un vendeur qui ne pourra appréhender les éventuelles interactions de traitement. Pire, ce déremboursement insinue que toute thérapeutique qui ne serait plus reconnue par nos autorités de santé n’aurait plus sa place en officine… ce serait donc la porte ouverte à d’autres pertes pour le monopole.

C’est pourquoi l’UNPF regrette cette décision de déremboursement qui fait de la France une exception (l’Allemagne a décidé le maintien du remboursement et la création d’une chaire de médecine intégrative au sein du ministère de la santé et des soins) et s’associe au SN2P[1] pour demander un moratoire de deux ans sur le taux de remboursement à 15%. Le cabinet Asteres a d’ailleurs démontré la neutralité financière des médicaments homéopathiques pour le régime général : le faible prix des médicaments homéopathiques (2,52 € par boîte en moyenne) et le faible taux de remboursement (15%) permettent à la franchise médicale de couvrir l’intégralité des dépenses de l’Assurance Maladie.

[1] SN2P : Syndicat national de la préparation pharmaceutique

Mercredi 30 décembre 2020
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